Sébastien-Charles Leconte,
Les Poètes sociaux
“ Tu sens bien que tu dois mourir, comme les hommes, Mais tu veux la nuit, tout entière, pour linceul. Ta pensée invisible et redoutable hante Le disque éblouissant de tes miroirs de fer Où se réfléchit l’arche immense de l’éther... D’où vient donc que tes mains se sèchent d’épouvante, Comme si tu touchais les grilles de l’enfer ? Pourquoi donc, sous la paix des étoiles, la Terre Te semble-t-elle plus vivante qu’autrefois ? Est-ce que, dans le gouffre aux nocturnes parois, Tout ce qui te parlait jadis vient de se taire ? Est-ce que les Esprits d’en haut n’ont plus de voix ? ”

