Sébastien-Charles Leconte,
Le Dernier Chant d’Orphée
“ Mais quand mon dernier cri, passant dans leur haleine, Soulèvera d’horreur leur aile surhumaine, Mes strophes porteront, palpitantes encor, Des Montagnes de Thrace aux plages d’Ionie, Ma clameur d’agonie, Dans leur suprême accord. Mais la Mort ne fait pas, en touchant le Poète, Le ciel silencieux et la Terre muette, Puisque plus fatidique est le chêne abattu, Et voici que la plainte immortelle du Monde S’éveille plus profonde, A l’heure où le Chanteur, qui la disait, s’est tu. ”
