Résumé

Portrait de Auguste Lacaussade Auguste Lacaussade Première Salazienne, au sujet de la nouvelle élection des délégués coloniaux

Aussi, paisible et grave, auguste intelligence,
Tu ne t’en émeus pas, tu gardes le silence.
Tu sais que l’homme oublie. Et calme et satisfait
Ton cœur dans le passé voit le bien qu’il a fait
Et goûte, au sein des bois et de la solitude,
De tes devoirs remplis la douce quiétude.
Ta conscience heureuse, asile des vertus,
Se repose des jours mauvais et révolus,
Comme la fleur s’endort dans sa dernière haleine
Après avoir donné ses parfums à la plaine.
Ton pays rend justice à ta haute équité.
De ta dette envers lui ton cœur s’est acquitté,
Et cela te suffit.
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Portrait de Auguste Lacaussade Auguste Lacaussade Première Salazienne, au sujet de la nouvelle élection des délégués coloniaux

Pour des fardeaux si lourds vos bras sont chancelants !
Imposez donc silence à des vœux insolents !
Il faut la main géante à l’œuvre colossale !
Faites place ! inclinez votre tête vassale,
Et ne disputez plus au noble élu des cieux
La place où veut siéger votre orgueil ridicule ;
Car il faut, pour prétendre aux grands travaux d’Hercule,
Sentir couler en soi le sang du roi des dieux !
Amis, ouvrons les yeux au jour qui nous éclaire !
À ces vils intrigants ne jetons pour salaire
Qu’un éloquent sourire et de justes mépris !
Du talent méconnu reconnaissons le prix !
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