Auguste Lacaussade,
Première Salazienne, au sujet de la nouvelle élection des délégués coloniaux
“ Aussi, paisible et grave, auguste intelligence, Tu ne t’en émeus pas, tu gardes le silence. Tu sais que l’homme oublie. Et calme et satisfait Ton cœur dans le passé voit le bien qu’il a fait Et goûte, au sein des bois et de la solitude, De tes devoirs remplis la douce quiétude. Ta conscience heureuse, asile des vertus, Se repose des jours mauvais et révolus, Comme la fleur s’endort dans sa dernière haleine Après avoir donné ses parfums à la plaine. Ton pays rend justice à ta haute équité. De ta dette envers lui ton cœur s’est acquitté, Et cela te suffit. ”
