Pierre-Jacques-René Denne-Baron

Résumé

Pierre-Jacques-René Denne-Baron Dithyrambe. A Son Altesse royale le duc d'Angoulême… (1823)

Leur seul hennissement disperse, Leur haleine de feu renverse Ces preux qui de mourir se faisaient une loi !
Tous ont fui; mais bientôt une espérance folle De ce sang africain rallume tous les feux; Dans les triples remparts d'un rother sourcilleux Ces nouveaux Philistins vont cacher leur idole, La Liberté , leur joie , et leurs biens et leurs dieux.
Cent tonnerres la couronnent, Des flots grondans l'environnent ; Elle brave un terrestre effort: Son autel n'a point de maître, Tout soldat devient son prêtre, Et ses oracles sont la mort !
Source : Gallica

Pierre-Jacques-René Denne-Baron Dithyrambe. A Son Altesse royale le duc d'Angoulême… (1823)

Ici leurs mains sanglantes S'attachent aux remparts ; Là les portes tremblantes Tombent de toutes parts ; La hache impitoyable Brise les ponts croulans, Leur ruine effroyable Couvre les combattans : Des rocs , des casques vides , Des corps percés de coups Comblent les flots avides , Enchaînent leur courroux ; Mille coursiers hennissent, Ils volent sur les monts ; Leurs pieds d'airain franchissent Les bois, les lacs profonds ; Le feu que Mars allume Dans leurs naseaux ardens Se mêle à leur écume , Le frein crie en leurs dents ; La bombe suit la bombe Dans les airs embrasés
Source : Gallica

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