Résumé

Henri Vincent Les Vingt-deux années du Père Tasse à Chamrousse… (1891)

Cette croupe énorme, plus gigantesque encore en réalité qu'elle ne paraît, c'est Chamrousse.
Et, lorsqu'elle est couverte de neige ainsi que le reste du massif, c'est un plaisir exquis — trop peu connu — de suivre sur ses larges flancs et sur les crêtes des autres montagnes de la même chaîne, le phénomène de l'illumination des Alpes, de ce qu'en Suisse on appelle YAlpen-Glùhen.
Au coucher du soleil, alors que la vallée déjà est dans l'ombre, les neiges
prennent une teinte rose ravissante, « rougeur, dit Byron, de la terre échangeant des baisers avec son ciel ».
Source : Gallica

Henri Vincent Les Vingt-deux années du Père Tasse à Chamrousse… (1891)

Partis d'Uriage à midi, arrivés à ce chalet à 5 heures. Ensuite gravi le Rocher de
l'Homme, pour contempler un magnifique coucher de soleil par delà la vallée de la Rornanche - à plus de 2,000 mètres plus bas. L'horizon était sans nuages, l'air pur comme du cristal et les teintes réfléchies par les pics neigeux de l'Oisans étaient aussi rosées et aussi belles que le « Gluhen-Alpen (sic) » des glaciers de la Suisse. Le plaisir tiré de la contemplation d'un si splendide panorama, illuminé de toutes les couleurs de l'arc-en-ciel, compensait mille fois l'effort et les difficultés de l'ascension.
Source : Gallica

Henri Vincent Les Vingt-deux années du Père Tasse à Chamrousse… (1891)

Ce n'étaient pas les seules mésaventures auxquelles le Père Tasse fût exposé.
On n'est pas toujours jeune, hélas!
L'âge vient, enlevant les forces, s'il nous laisse le courage et la volonté. Et la route est longue, et la fatigue vous prend, et la faim vous fouille l'estomac comme le vautour mythologique fouillait le foie de Prométhée, et vous n'avez rien à lui jeter en pâture.
Source : Gallica

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