Résumé

Portrait de Hans Christian Andersen Hans Christian Andersen Nouveaux contes, traduits par Louis Demouceaux… (1874)

« Mon coeur est inondé de bonheur ! » disait-elle.
« Non, la terre ne peut me donner davantage ! » s'écriait le jeune homme.
Et les cloches du soir résonnaient des montagnes de la Savoie et des montagnes de la Suisse, et au couchant la sombre chaîne du Jura apparaissait dans une lueur d'or.
« Que Dieu te donne ce qu'il y a de plus magnifique et de meilleur au monde ! » disait Babette.
« Il me le donnera, reprenait Rudy; demain je l'aurai ! demain tu seras à moi ! demain tu seras ma douce petite femme!» « La nacelle ! » s'écria tout à coup Babette.
Source : Gallica

Portrait de Hans Christian Andersen Hans Christian Andersen Nouveaux contes, traduits par Louis Demouceaux… (1874)

« Non, non, » résonna-t-il autour d'elle, comme si un écho de la montagne avait retenti d'une sonnerie de cloches ; mais c'était le chant, c'était la voix, le choeur réuni de tous les autres génies, de tous les bons, les bienfaisants génies de la nature, c'étaient les Pilles du soleil. Elles se reposent chaque soir en rond sur les sommets des montagnes, et là elles étendent leurs ailes couleur de rose, et à mesure que le soleil descend, ces ailes s'enflamment toujours plus, et les Alpes sont en feu : c'est ce que les hommes de ces contrées nomment « l'embrasement des Alpes ; »
Source : Gallica

Portrait de Hans Christian Andersen Hans Christian Andersen Nouveaux contes, traduits par Louis Demouceaux… (1874)

Babette l'entendit et regarda dehors à travers l'épais rideau de sa croisée ; mais comme elle vit un homme blanc et qu'elle ne pouvait s'imaginer qui ce pouvait être, le coeur lui batlit de frayeur et de colère aussi. Elle éteignit précipitamment la lumière, s'assura si les barres des autres croisées étaient poussées, et laissa l'inconnu gémir et faire la chouette tant qu'il voulait.
C'eût été affreux si Rudy se fût trouvé en ce moment au moulin ! — Mais Rudy n'y était pas, non, — chose pire encore, il se trouvait justement sous le tilleul.
Source : Gallica

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