Hans Christian Andersen,
Nouveaux contes, traduits par Louis Demouceaux…
(1874)
“ « Mon coeur est inondé de bonheur ! » disait-elle. « Non, la terre ne peut me donner davantage ! » s'écriait le jeune homme. Et les cloches du soir résonnaient des montagnes de la Savoie et des montagnes de la Suisse, et au couchant la sombre chaîne du Jura apparaissait dans une lueur d'or. « Que Dieu te donne ce qu'il y a de plus magnifique et de meilleur au monde ! » disait Babette. « Il me le donnera, reprenait Rudy; demain je l'aurai ! demain tu seras à moi ! demain tu seras ma douce petite femme!» « La nacelle ! » s'écria tout à coup Babette. ”
