Erckmann-Chatrian, Le Brigadier Frédéric (1874)
“ Représente-toi, Georges, un homme de mon âge, seul au milieu des étrangers, dans une petite chambre d’auberge, regardant des heures entières la neige voltiger contre ses vitres, écoutant les bruits du dehors, — une charrette qui passe, un peloton de Prussiens qui fait sa ronde, un chien qui aboie, des gens qui se disputent, — sans autre distraction que ses rêveries et ses souvenirs. « Que fait-on là-bas ? La grand’mère vit-elle encore ? Et Marie-Rose, qu’est-elle devenue... et Jean... et tous les autres ? » ”
