Résumé

Erckmann-Chatrian Le banni : roman patriotique (3e édition… (1882)

Je veux aller à Saverne quand mon vieux camarade Starck sera jugé. Je veux dire aux juges qu'il n'a pas chanté, et je veux faire entendre à tous ces Prussiens ce que Frédéric Bêhme pense d'eux, de leurs conquêtes, de leurs droits sur des peuples braves qui ne seront jamais asservis. Je veux leur dire que tous les malheurs, tout le sang répandu, tous les crimes commis pendant de longues guerres, retomberont sur leurs têtes et qu'ils en répondront devant l'Eternel.
Source : Gallica

Erckmann-Chatrian Le banni : roman patriotique (3e édition… (1882)

Pendant tout ce premier jour de voyage, le vieux forestier avait marché vigoureusement, quoique avec peine; le souvenir des lieux qu'il traversait lui rappelant sa fille, l'attendrissait; il aimait à parler de son enfant, à rappeler au charbonnier sa beauté, sa douceur, ses excellentes qualités. Ainsi s'abrégeait le chemin.
Mais le second jour, en descendant de Sâales aux sources de la Bruche, Starck ne tarda pas à s'apercevoir qu'il était devenu taciturne ; il ne parlait plus et semblait préoccupé d'une pensée fixe.
Source : Gallica

Erckmann-Chatrian Le banni : roman patriotique (3e édition… (1882)

C'est vous, Hepp, dit alors le brigadier Frédéric d'un accent étrange, avec un sourire amer. Vous voyez que le courage et l'amour de son devoir ne sont pas récompensés en ce monde.
— C'est vrai, fit l'autre d'une voix qui partait du cœur, c'est vrai, brigadier ! Sans cela, vous ne seriez pas si malheureux! Je n'ai jamais connu de meilleur ni de plus honnête homme que vous !
Source : Gallica

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