Résumé

Portrait de Mme A. B. Lacerte Mme A. B. Lacerte L’homme de la maison grise

Lorsqu’elle eut quitté le salon, Richard d’Azur se laissa tomber sur un fauteuil en soupirant.
— Ô M. Ducastel ! s’écria-t-il. Si vous saviez ce que c’est que de n’avoir qu’une seule enfant... comme on tremble, sans cesse, de la perdre !
Au grand étonnement d’Yvon, des larmes coulèrent, pressées, sur les joues du père de Luella.
— Mon Dieu, M. d’Azur, je ne me désolerais pas ainsi, à votre place ! répondit le jeune homme, vraiment sympathique. L’automne, voyez-vous continua-t-il, c’est la saison des rhumes et de bien d’autres inconvénients.
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Lorsque la jeune aveugle parut dans le salon, quelques instants avant leur départ, Yvon ne put retenir un cri d’admiration. C’est qu’elle était bien belle, bien belle, dans son joli costume brun ! La nuance foncée de l’étoffe faisait ressortir vivement la blancheur de son teint, l’or de ses cheveux, l’azur de ses yeux.
— Annette ! ne put s’empêcher de s’écrier le jeune homme. Ô Annette !
— Vous aimez ce costume, n’est-ce pas, M. Yvon ? demanda-t-elle en souriant. C’est un cadeau de Mme Francœur ; c’est elle qui l’a choisi pour moi.
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Entrant, sans frapper, dans la chambre de Luella, elle jeta un cri en apercevant sa jeune maîtresse, la robe en lambeaux et toute couverte de sang.
— Mlle Luella ! Oh ! Miséricorde ! Mlle Luella !
— Va... Va t’en ! ordonna la jeune fille.
— M’en aller ! Vous laisser dans un tel état !
— Va-t-en, te dis-je ! Je veux être seule.
— Mais... Votre visage et vos mains sont noirs de charbon, Mlle Luella ! Vous êtes blessée !...
— Ah ! Que m’importe !... Il est mort, vois-tu, Salomé !... M. Ducastel... Celui que j’aimais... Il était au fond du couloir... tout au fond... il n’a pu fuir...
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