Ville Blanche

Définition et enjeux

Portrait de Louis Bertrand Louis Bertrand Revue des Deux Mondes

Ses fenêtres et ses portiques regardent vers le vaste monde, s’emplissent d’air et de lumière ; la forme harmonieuse de ses édifices, le simple profil, de ses colonnes et de ses frontons parle un langage tout de suite intelligible qui semble celui de la raison et de la beauté même ; et, comme la raison et la beauté, la ville d’or est dominatrice, conquérante, législatrice, éducatrice aussi. Au contraire, la ville blanche, ensevelie sous la chaux de ses murailles aveugles, est renfermée et concentrée en elle-même.
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Portrait de Mme A. B. Lacerte Mme A. B. Lacerte L’homme de la maison grise

Yvon resta quelques instants sur la véranda, à écouter s’éloigner la voiture, dont le roulement était le seul bruit qui interrompit le grand silence des environs.
Sous la clarté de la lune, la Ville Blanche paraissait féérique, irréelle, une ville de songe, séparée du reste de l’univers par la muraille dont elle était entourée. Les sombres sapins avaient l’air d’une armée de sentinelles, gardant la ville, à droite, à gauche, en avant et en arrière de soi.
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Pierre Crépin Mahé de La Bourdonnais, gouverneur général des îles de France et de Bourbon…

La ville blanche entourait le fort Saint-Georges ; elle contenait l'église des Capucins, le prêche des Anglais, le gouvernement, les magasins de la Compagnie et les maisons des Européens. A droite de la ville blanche, en se plaçant dans la position que pouvaient occuper les vaisseaux français en face de la
côte, s'étendait un vaste trapèze, d'une superficie double de celle qu'occupait la ville blanche : la grouillante ville noire, exclusivement habitée par les gens de couleur, « les Malabars », et par les juifs arméniens.
Source : Gallica

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