Résumé

François-Joseph Grille Le siège d'Angers : précédé et suivi de différents morceaux biographiques et littéraires (1841)

C'est un homme de parti qui punit ceux qu'il hait, qui absout ceux qu'il aime.
Et le soldat, le député, la pudeur, la patrie, ô frêles roseaux que courbe un souffle de l'air! ô manteaux légers, malheur à ceux qui vous soulèvent : il n'y a dessous que mollesse et misère.
La retraite est ton recours à toi qui veux mourir en sage!
Il y a non loin d'Angers, sur les bords de la Loire, un pic élevé qui domine tout le canton. C'est là que s'est retiré non pas un homme isolé et morose , mais un homme gai, robuste et qui vit avec un ami et deux fort jolies femmes. Jolies n'est pas assez
Source : Gallica

François-Joseph Grille Le siège d'Angers : précédé et suivi de différents morceaux biographiques et littéraires (1841)

L'esclave des nobles et des prêtres menace nos murailles.
Déjà les hordes fanatiques s'avancent et semblent vouloir encore une fois insulter au patriotisme des citoyens d'Angers. Ils croient peut-être trouver ici des ames glacées par une terreur panique; se flatteraient-ils d'y rencontrer des partisans? mais non, l'exemple de Granville est là , il a électrisé votre courage, il sera imité par vous. De l'énergie, et les projets de nos ennemis échoueront; ils trouveront, ici sous ces murs, une digue insurmontable.
De braves frères d'armes viennent de Rennes vous seconder.
Source : Gallica

François-Joseph Grille Le siège d'Angers : précédé et suivi de différents morceaux biographiques et littéraires (1841)

Les postes et les bivouacs républicains formaient, en vue de Saint-Florent, un demi-cercle hérissé d'artillerie et qui, jour et nuit, vomissait la mitraille et la mort. Il n'y avait plus à balancer , il fallait passer ou se voir pris , enchaîné, lardé, fusillé, sans rémission , sans choix ni de condition , ni de sexe.
Ce fut un horrible adieu qu'il fallut faire à la terre sainte. Il y avait des groupes à genoux qui embrassaient les croix , les arbres , qui baisaient l'herbe et le rivage. Tout-a-coup on se lève comme un seul homme à un tonnerre de fusillade qui redouble sur les hauteurs.
Source : Gallica

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