Résumé

G. Sand,  La Ville noire (RDDM)

“ Sept-Épées, qui s’en allait, entendit de la rue ces baisers sonores et ces franches paroles. Son cœur se serra. « Ne songe ni au mariage ni à l’amour, lui avait dit Gaucher, ce qui signifie, se disait Sept-Épées à lui-même, ne connais ni le bonheur ni le plaisir ! Quoi donc alors ? le travail, l’obstination, l’enfer pendant toute ma jeunesse ? C’est là un arrêt bien dur, et qui a l’air de condamner mon ambition ! »
Sept-Épées, au lieu de rentrer chez lui, dépassa son logement, sortit de la ville, et remonta, comme au hasard, le courant impétueux de la rivière.
”
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G. Sand,  La Ville noire (RDDM)

“ Sept-Épées était accoutumé à entendre son parrain parler avec mépris de la ville haute. Loin d’en jouir par les yeux avec orgueil et contentement comme le jeune Gaucher, il la traitait avec une morgue de vieillard, et se vantait de n’y avoir pas mis les pieds sans nécessité trois fois en sa vie. Travailleur austère, cœur dévoué, cerveau étroit, ce vieux ne faisait aucune merci aux parvenus, raillait leur luxe, et, du fond de sa Ville-Noire, blâmait les plus simples jouissances du bien-être comme des vices, comme des attentats à la dignité de la race ouvrière. ”
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G. Sand,  La Ville noire (RDDM)

“ Dans un grand atelier, la fabrication ressemble à un chant où chacun ferait sa note à propos, sans jamais apprendre celle d’avant ou celle d’après. Les habiles savent tout faire, et peuvent passer d’un établi à l’autre avec autant d’adresse et de promptitude que si chaque article était l’objet exclusif de leurs études. Sept-Épées était de ceux-là, et quand il se vit à même de s’exercer dans la coutellerie fine, dans les armes blanches de luxe, il y trouva du plaisir. Il aimait ce qui est beau. L’occasion s’étant présentée d’étudier la ciselure et le damasquinage, son plaisir augmenta. ”
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