Résumé

G. Sand Revue des Deux Mondes

Sept-Épées voyait clair dans tout cela. Tonine ne l’aimait point avec passion, puisqu’elle ne voulait pas être sa femme ; mais elle avait l’amitié si généreuse, et tant de souvenirs l’attachaient à lui, qu’elle ne pouvait être heureuse s’il n’était heureux de son côté.
Ceci bien prouvé, Sept-Épées, après beaucoup de luttes contre lui-même, comprit son devoir. — Il ne faut pas, se dit-il, qu’elle me voie souffrir ; il faut qu’elle ne perde pas l’occasion de son bonheur, puisque voilà un jeune homme qui l’aime comme elle le mérite, et mieux apparemment que je n’ai su l’aimer.
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G. Sand Revue des Deux Mondes

La vérité, c’est moi, vérité farouche d’énergie et de conviction, entends-tu, docteur ? c’est la bonne, c’est la seule vraie. Dis tout cela au baron, et fais qu’il le voie et le comprenne.
— Oui, oui, dites-le au baron, répéta Pasquali, moi, je ne saurais pas ; mais, si vous le dites comme il vient de le dire, le vieux brave homme le croira, puisque moi... qui certes ne le gâte pas, ce drôle,... me voilà persuadé que cette fois il aime pour tout de bon.
— La Florade, répondis-je, il faut parler toi-même. En fait d’amour, on n’est éloquent et persuasif que dans sa propre cause.
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G. Sand Revue des Deux Mondes

Et souviens-toi, Tonine au cœur fidèle, du jour où l’on vint te dire : L’atelier de celui qui t’aimait a été dévoré par la montagne. Sa roue, muette à jamais, gît sous le rocher, le torrent chante sa victoire cruelle sur les ruines de son travail et de sa vie. Ce jour-là, tu t’écrias : — Voilà mon fiancé qui revient, ma voix l’appelle. J’ai besoin d’un ami pour partager le fardeau des devoirs de ma richesse. — Et ce jour-là, Tonine au cœur tendre, tu aimas plus que toi-même celui qui n’avait plus que toi sur la terre
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