Résumé

Jules Gourdault De Paris à Paris à travers les deux mondes… (1889)

De Yokohama à Tokio, la grande route de terre, — to-kaïdo chemin de l'ouest, — qui traverse l'empire de part en part depuis Nagasaki au sud jusqu'à Akodadé au nord, en reliant toutes les grandes cités des îles de Kiousiou, de Sikof et de Nippon, ressemble à une longue rue respirant le bien-être. Partout on ne voit que villages, riches cultures, vertes rizières coupées de petites collines à pentes douces. Des jardinets égayent les plus modestes demeures ; les parterres sont éblouissants. Chaque habitation a l'air d'un joujou pour l'élégance et la propreté
Source : Gallica

Jules Gourdault De Paris à Paris à travers les deux mondes… (1889)

La capitale de l'Ecosse n'est pas, en elle-même, un centre d'industrie et de trafic. C'est une cité de magistrats, de rentiers, de savants, qui se pique surtout de cultiver les sciences et les lettres. Elle est fière, à bon droit, de ses revues, de son personnel distingué et nombreux de professeurs, d'écrivains, d'avocats, de médecins. Elle a pris pour elle, de dessein préconçu, cette gloire éminemment calme et sereine, et elle a laissé à sa voisine de l'estuaire en aval les bruits et les tracas du négoce.
Source : Gallica

Jules Gourdault De Paris à Paris à travers les deux mondes… (1889)

D'un bout à l'autre de la ville, dont l'étendue maximum est de 4 kilomètres, se déroule en diagonale le Khalig, canal creusé jadis pour relier le Nil à la mer Rouge. A l'ouest, du côté du fleuve, est le nouveau quartier à l'européenne d'Ismaïlieh. Par delà scintille la nappe du Nil, qui file le long des débarcadères et des murs des jardins. Avançons encore : voici le port de Boulak, avec sa forêt de mâts, sa flottille de beaux steamers côte à côte avec les lourds chalands nubiens aux voiles latines et lacérées qui n'ont guère changé de forme depuis l'âge fabuleux des Pharaons.
Source : Gallica

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