Maxime Rude, Documents masculins : ces messieurs… (1883)
“ La princesse Alba se voyait belle à damner tous les archanges, avec la rivière blonde des cheveux qui l'enveloppait de la nuque aux hanches, et où surnageaient les blancheurs nacrées du cou et de la poitrine échappée aux dentelles de la chemise. Ces yeux d'un bleu italien étaient ses yeux ; cette lèvre de pourpre sous des narines roses ouvertes était sa lèvre ; et au milieu de ces charmes irritants et de ces splendeurs adorables, elle demeurait au lendemain de ses noces, le premier soir, la première nuit libre pour les époux, une simple dédaignée ! La fierté morale n'y tint plus ”
