Maxime Rude

Élements biographiques

Maxime Rude,  Le roman d'une dame d'honneur… (1879)

“ Victoire, — dit Mme de Chantemay, l'œil fixé sur le marquis, — je n'ai plus le courage des reproches.
- Ne serait-ce que pour eux, - répondit Mme de Pangy en désignant ses enfants, -vous pardonneriez, ma mère !
— Oui, reprit la comtesse ; mais il faut leur apprendre le devoir.
Mme de Pangy baissait la tête.
- A un fils, — ajouta Mme de Chantemay, il faut enseigner ce qu'est l'honneur du nom ; à une fille, ce qu'est l'honneur du foyer.
— Oh ! ma mère ! ma mère ! murmurait la marquise, dont les pleurs commençaient à couler.
”
Source : Gallica

Maxime Rude,  Ida Lenfant (1881)

“ Puis, venait l'avoué Poubaud, tête de fouine aux yeux de couleur incertaine et obliquant dans la ligne grossière et le cartilage épais
du nez, mais dont le regard, comme celui des gens d'affaires, avait coutume de s'égarer pour échapper à l'observation d'autrui; le teint blafard, les lèvres coupantes, le menton fuyant.
Ce petit homme, chez qui l'on devinait, du reste, un ressort singulier, conduisait madame Cellière, la sœur d'Ida, que l'on disait « une des plus jolies femmes de la ville, » grande, svelte et bien plantée, avec plus de fraîcheur de teint que de finesse de traits.
”
Source : Gallica

Maxime Rude,  Documents masculins : ces messieurs… (1883)

“ La nouvelle duchesse de Gommery était rêveuse et elle le fut bien davantage quand elle aperçut, debout sur le perron et admirant ses chevaux en horseman, son mari frais botté, ganté et cravaté. Il n'avait pourtant pas changé de linge à l'écurie !
La princesse Alba descendit, souriante et calme en apparence; elle s'étendit dans la calèche découverte, laissant au duc le soin d'étaler la peau d'ours qui devait les envelopper tous deux, puis elle demeura comme couchée dans l'observation silencieuse des rues et des quais où les chevaux l'emportaient de
leur beau trot allongé.
”
Source : Gallica

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