Résumé

Maxime Rude Le roman d'une dame d'honneur… (1879)

Victoire, — dit Mme de Chantemay, l'œil fixé sur le marquis, — je n'ai plus le courage des reproches.
- Ne serait-ce que pour eux, - répondit Mme de Pangy en désignant ses enfants, -vous pardonneriez, ma mère !
— Oui, reprit la comtesse ; mais il faut leur apprendre le devoir.
Mme de Pangy baissait la tête.
- A un fils, — ajouta Mme de Chantemay, il faut enseigner ce qu'est l'honneur du nom ; à une fille, ce qu'est l'honneur du foyer.
— Oh ! ma mère ! ma mère ! murmurait la marquise, dont les pleurs commençaient à couler.
Source : Gallica

Maxime Rude Le roman d'une dame d'honneur… (1879)

Vous vous trompez, marquise. Cela ne se jette qu'aux femmes capables de les ramasser et, depuis deux mois, je le
répète, je vous aime autrement et d'une façon plus digne de vous.
— Ah! tenez, monsieur de Monlion, — dit Mme de Pangy, — laissez-moi rire à l'aise. Vous entendez merveilleusement la dignité des femmes qui vous inspirent un sentiment aussi profond. C'est par amour pour elles que vous êtes, chaque nuit, l'amphitryon des affamées de théâtres; c'est par dévouement pour ces idoles respectées que vous défendez en paladin la réputation de Mlle Colombine ; car voilà « le bouquet ! »
Source : Gallica

Maxime Rude Le roman d'une dame d'honneur… (1879)

Victorien de Pangy était là. Il avait, pour être digne d'un tel chef, sa bravoure naturelle ; mais quand il vit, jetés dans le combat, ces zouaves de Charette, parmi lesquels la comtesse de Chantemay l'eût voulu voir enrôlé, il se sentit tout bouillonnant d'émulation; il était jaloux de porter les premiers coups ou de tomber avant eux.
Il n'y eut plus de voix de chef, plus de prière de ses compagnons pour le retenir dans ses folies d'audace.
A un moment, on ne vit plus le général; il venait d'être frappé par un obus. On chancelait déjà autour de Victorien.
Source : Gallica

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