Auguste Saulière

Résumé

Auguste Saulière L'amour terrible (5, [5e édition… (1882)

Albanie éclata d'indignation et de dégoût :
— Lâche ! tu aurais le cœur de battre une femme, après l'avoir trompée et abandonnée! Te souvient-il de Flavienne? Et moi, et ton enfant, veux-tu que nous en parlions? Eh bien ! Esparratt venge sa fille ; moi, je me venge aussi. Les morts reviennent, Hector; les vivants n'ont pas oublié. Ecrasement, ruine, honte, vous sentirez tout cela à votre tour, brigands qui vous jouez de l'honnêteté et de la pauvreté, braves gens prétendus qui êtes plus fangeux que la fange!... Nous sommes seuls, personne ne nous voit, assassine-moi ; l'occasion est bonne.
Source : Gallica

Auguste Saulière L'amour terrible (5, [5e édition… (1882)

Le crime est commis, tant pis pour toi, tu le répareras. Honte pour honte, j'aime encore mieux que tu sois le mari de cette fille. Oui, oui, Hector, tu l'accepteras, ce mariage!
— Je me tuerai auparavant! déclara Hector. — Est-ce qu'un polisson comme toi est capable de se tuer! ricana M. de Lavarenque. Ah! pourquoi Esparratt et Ginestous, autrefois, t'ont-ils épargné? Ta mort nous eût rendu service... Tu épouseras Albanie, coquin, et tu n'as pas besoin de faire le fier, un faussaire n'est pas plus honorable qu'une prostituée.
Source : Gallica

Auguste Saulière L'amour terrible (5, [5e édition… (1882)

Je t'aime, je t'aime, Milette, et je ne mérite plus ton amour!
— Aussitôt guérie, je te mènerai à l'église, Albanie ! dit simplement Tique-Tangue.
— Non, dit-elle vivement, nous n'irons pas. — Et pourquoi ? se récrièrent le bourrelier et la
Rouzounille.
— Parce qu'un homme comme toi ne prend pas une femme comme moi, parce que je me juge, et que ce serait un crime de faire mon bonheur aux dépens du tien. Il y a le monde, sais-tu bien, Milette? et
les mauvaises langues ne s'arrêtent jamais.
Source : Gallica

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