Pamphile Lemay

Pamphile Lemay

Résumé

Portrait de Pamphile Lemay Pamphile Lemay L'affaire Sougraine

Une mère est toujours orgueilleuse de ses enfants... C’est comme si tu étais ma propre fille... Je t’aime autant...
Léontine, la tête appuyée sur sa mère, était navrée par l’émotion. Elle se releva subitement, à cette dernière parole, et son regard interrogea madame D’Aucheron qui ne comprit pas.
— Ma mère rougit de moi, pensa-t-elle, et j’irais dire à un homme : prends moi pour ta femme, je suis digne de toi !... jamais ! oh ! jamais ! La honte de ma naissance sera le châtiment de celui qui m’achète...
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Portrait de Pamphile Lemay Pamphile Lemay L'affaire Sougraine

Les chasseurs marchaient à la file et les raquettes laissaient sur la neige molle une empreinte qu’on eût dit produite par le pied d’un animal énorme ou le sillage d’un vaisseau dans une mer d’écume. Sougraine conduisait la marche. Il connaissait bien ces lieux qu’il avait mille fois parcourus. La Longue chevelure, alerte et souple comme un cerf, le suivait. Puis les chasseurs de la ville, Vilbertin, D’Aucheron, Landau, Dupotain, Griflard. Puis encore les hommes de peine, ceux qui emmenaient le bagage sur des traînes sauvages, ou le portaient sur leur dos.
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Portrait de Pamphile Lemay Pamphile Lemay L'affaire Sougraine

Chose singulière les larmes sont la plus haute expression du bonheur et le rire la plus grande preuve du plus profond désespoir.
— Tu sais, mon enfant, disait toujours madame D’Aucheron, je fais un grand sacrifice, mais n’importe, tu seras heureuse, je ne désire rien de plus. Nous serons ruinés,... nous serons pauvres... comme les pauvres que tu vas visiter avec tant d’amour,... mais tu seras heureuse, toi... Peut-être me donneras-tu une petite place, là-bas, dans ton humble maison, au milieu des champs... Ah ! je n’ai plus d’ambition... oui j’en ai une : l’ambition de faire ton bonheur...
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