Pierre Valin

Résumé

Pierre Valin,  Le vosgien ; [Edmonde Travers] (1889)

“ A peine si de temps en temps on entend chanter un oiseau. Seul le bruit monotone de la rivière ne cesse pas, ni celui des feuilles du chêne se froissant, agitées par la brise tiède et parfumée.
Charles est près de Jeanne, le corps et l'àme en repos, jouissant du bonheur de l'espérance. Ces heures si paisibles, passées à côté de l'objet aimé et que la nature même s'efforce de rendre plus belles et plus heureuses, l'enivrent d'une douce ivresse, et pendant qu'il lit à Jeanne attentive les belles scènes de l'Odyssée, son âme vogue loin du livre, bercée par son espérance, par son bonheur.
”
Source : Gallica

Pierre Valin,  Le vosgien ; [Edmonde Travers] (1889)

“ Le cceur de Ludwige palpitait, elle ne songeait plus à l'amour, maintenant, elle ne songeait qu'à rentrer au plus tôt. Elle se sentait apeurée, malgré tout son courage; ces obstacles, ce temps orageux; la présence du bienaimé, tout l'énervait et lui présentait des dangers.
Le vent devenait plus violent, le ruisseau était de plus en plus large. Arrivée dans une clairière, la Vosgienne regarda le ciel et tressaillit en voyant au-dessus de sa tête le nuage démon.
Qu'avez-vous, ma Ludwige, dit Surly serrant davantage sa main.
La Vosgienne pâlit à cette étreinte de l'homme aimé.
”
Source : Gallica

Pierre Valin,  Le vosgien ; [Edmonde Travers] (1889)

“ Tout le monde était joyeux, Edmonde elle-même se sentait vraiment heureuse. Toute à la joie de voir son frère aller et venir dans les allées du jardin, sous les arbres dont les bourgeons commençaient à s'enfler et dont l'écorce suintait la sève sous les rayons du soleil de Mars, elle oubliait presque Réné ou si elle y pensait c'était avec un sentiment vague d'une douceur infinie; comme lorsqu'on pense à un ami mort depuis longtemps, avec la secrète espérance que quelque chose de lui erre près de vous et lit dans votre cœur. ”
Source : Gallica

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