Claude Farrère,
Mademoiselle Dax
“ Mademoiselle de Retz considérait fixement l’étoile : — Les petits-enfants de nos petits-enfants la verront luire pareille durant de pareilles nuits. Elle mourra pourtant, à son tour, comme nous-mêmes... — Quelque chose, – dit Fougères, – ne mourra pas ! — Ne mourra pas ?... — Le feu dont elle brille ! car les astres s’éteignent, mais d’autres astres se rallument. Et le ciel, mille et mille fois renouvelé, est ce soir aussi jeune qu’il l’était, il y a cent millions de siècles ! Aujourd’hui, des atomes quelconques se sont rencontrés là-haut, et de leur contact, une flamme est née. ”
