“ Roulant à son roulis, tanguant à son tangage. Et je n’ai pas non plus mon brevet paraphé, Ni les larges fauberts en garçon de café. Ces nageoires de la marine militaire. Je ne suis qu’un terrien, un terrien de la terre. ”
Terrien
Définition et enjeux
Citations sur le terrien
Eugène Le Roy,
Jacquou le Croquant
(1899)
“ Je ne sais rien de plus beau que de voir l’étoile du soir monter lentement sur l’horizon. Bien souvent, seul, au milieu des bois, j’ai suivi son ascension superbe dans le firmament, en me disant que, peut-être sur cet astre, quelque charbonnier surveillant ses fourneaux dans une Forêt Barade quelconque, contemplait la Terre, comme moi, terrien, sa planète. ”
François-René de Chateaubriand,
Mémoires d’outre-tombe
“ « Terrien. — Qui possède grande étendue de terre. — Le roy d’Espagne est le plus grand terrien du monde depuis la découverte des Indes occidentales. — Cette duchesse est grande terrienne en Bretagne, elle y possède beaucoup de terres. » — Littré dit aussi : « Grand terrien, seigneur qui possède beaucoup de terres. » ↑ Grand’mère paternelle de Chateaubriand. ”
Tristan Corbière,
Les Amours jaunes
“ Vous êtes des terriens, en un mot, des troupiers : — De la terre de pipe et de la sueur de pieds ! — Eux sont les vieux-de-cale et les frères-la-côte, Gens au cœur sur la main, et toujours la main haute ; Des natures en barre ! — Et capables de tout... ”
Gustave Lancry,
Le Terrianisme : la petite propriété insaisissable et assurée à tous…
(1899)
“ Congrès de .Besançon. Congrès de Lille. Voir les compte-rendus. Discours de M. l'Abbé Lemire. tanée chez l'homme, qu'on peut considérer comme une des lois dé son êtrè. Je m'explique. Terrianisme est le termè abstrait correspondant à terrien. Le terrien c'est l'homme qui possède la terre, qui est établi sur la terre, qui ne la quitte point. Les terriens sont opposés aux marins sur nos côtes du Boulonnais et de l'Artois. Les premiers labourent la terre et en tirent les moissons. Les seconds sillonnent les vagues et en tirent les poissons. ”
Saint Augustin,
Les Confessions
(1914)
“ Et la terre produit aussi ; cette terre mystique, cause de l’opération de vos serviteurs sur elle ; comme la mer était la cause de l’opération de ces reptiles d’âmes vivantes et de ces oiseaux dont le vol rase le firmament du ciel. Oiseaux, reptiles, dont cette terre n’a plus besoin, quoiqu’au festin dressé par vous à vos fidèles, elle mange le poisson mystérieux, tiré des profondeurs de l’abîme pour nourrir la terre ; et les oiseaux, ces enfants de la mer, ne laissent pas de multiplier sur la terre. ”
“ Que la terre produise des animaux vivants selon leur espèce, du bétail, des reptiles et des animaux terrestres, selon leur espèce. Et cela fut ainsi. 25. Dieu fit les animaux de la terre selon leur espèce, le bétail selon son espèce, et tous les reptiles de la terre selon leur espèce. Dieu vit que cela était bon. 26. Puis Dieu dit : Faisons l’homme à notre image, selon notre ressemblance, et qu’il domine sur les poissons de la mer, sur les oiseaux du ciel et sur tous les reptiles qui rampent sur la terre. ”
Raphaël Blanchard,
Éléments de zoologie
(1885)
“ Renard. l'Europe, le'nord de l'Asie et de l'Afrique, et qui se rencontre même en Amérique, jouit à juste titre d'une grande réputation de finesse: c'est la terreur des basses-cours, et il fait un grand massacre de volailles. Il habite un terrier qu'il creuse à la lisière des bois, parmi les pierres, sous les rochers ou les troncs d'arbres d'autres fois, il s'empare du terrier d'un Lapin ou d'un Blaireau et s'y installe à sa guise. ”
“ Dit, s’adressant au tigre, au loup, au renard même, Des forêts le maître suprême ; Aux chasseurs tels que vous permis de déployer, Même chez leurs voisins, leurs efforts, leurs astuces ; Mais néant au placet du chien ! ”
Alexandre Le Roy,
Les Pygmées : négrilles d'Afrique et négritos de l'Asie
(1905)
“ Ceux qui labourent prennent un coin de la terre, coupent un bout de la forêt, tarissent un étang, écartent les bêtes. Or, à qui sont les terres, les forêts, les eaux et les bêtes? C'est à nous. Et toi, quand tu passes, tu suis un sentier. - Quand j'en trouve: — Tu suis un sentier : ce sentier, c'est nous qui l'avons fait dans nos bois. Il est à nous. Où étais-tu, quand, pour la première fois, nous le foulions de nos pieds? - Mais si personne ne passait dans vos sentiers et ne cultivait vos terres, vous n'auriez rien à demander aux autres. De quoi vivrez-vous? - De quoi vivent les singes? ”
Pierre de Coubertin,
Histoire universelle — Tome I
“ Rien à voir qu’un oiseau qui s’envole, une bête fauve qui s’enfuit. Tel est ton désert maintenant. Et, dans mille ans, le renard et le blaireau creuseront leur terrier dans ta fosse, la belette y fera son nid. ”
Victor Guichard, Manuel de politique, par V. Guichard
“ De son rocher l'oiseau de mer, immobile, se plaît de longues heures à la brise et au bruit des vagues ; l'oiseau des forêts se plaît balancé sur un faîte élevé; l'animal sauvage se plaît recueilli dans son gîte ”
“ Du matin frissonnant les frêles mousselines. Les champs, l’eau, les forêts graves et sibyllines, Toute la terre vibre éprise de clarté. Le chœur universel des bêtes a chanté, Les mâles forts auprès des femelles câlines. ”
Auguste Gilbert de Voisins,
Les jardins, le faune et le poète
“ Plus d'un écrivain s'y adonna dont la tentative n'eut point d'excuses, car notez que, mettant un faune dans un paysage, vous y mettez bien un dieu mais aussi une chèvre. Vous serez forcé de considérer «l'animal» dans le satyre et rien ne fait plus varier un paysage que la présence d'une bête. ”
Alfred Ruffin, Poésies variées et Nouveaux chats (1890)
“ La terre, avec ses champs aux suaves couleurs, La terre où paît le boeuf, où le légume pousse, Me chatouillant la joue et les mains de ses fleurs, La terre près des flots est immensément douce. Le Dos à la mer 113 Dans le village heureux que j'aperçois au loin La meule attend le grain et le pressoir la pomme; Avant de m'endormir, en bienveillant témoin, J'approuve le labeur de la bête et de l'homme. ”
James McPherson LeMoine,
Ornithologie du Canada
“ Armé ainsi, il se lança au désert, dans les forêts, aux savanes malsaines, ami des buffles et convive des ours, mangeant les fruits sauvages, splendidement couvert de la tente du ciel. Où il a chance de voir un oiseau rare il reste, il campe, il est chez lui. ”
E.-D. Forgues,
Revue des Deux Mondes
“ Notre enragé terrier pointe droit sur lui et lui saute à la gorge. Jugez de notre stupéfaction : l’énorme animal s’arrête, étire le plus haut qu’il peut, sa puissante encolure, et, sans ombre de résistance, se met à hurler, — oui, à hurler une espèce de plaintive remontrance gravement prolongée. ”
Pierre-Jean De Smet,
Lettres choisies du révérend père De Smet
“ Les oiseaux du plus riche plumage remplissent ces forêts de leurs douces mélodies. Les animaux les plus nobles, les buffles, les cerfs, les chevreuils, les cabris, les grosses cornes, paissent paisiblement et en bandes innombrables dans ces riantes, ces belles, ces abondantes prairies. ”
Neel Doff,
Angelinette
(1923)
“ Je retourne voir les bêtes. Le jardin aux beaux arbres remplis de fleurs, avec les animaux à l’air heureux, à l’exception des oiseaux de proie, bien entretenu et d’un goût parfait, est comme un lieu enchanté où tous les chants, tous les cris, tous les bourdonnements, susurements, chuchotements, vagissements des créatures vous deviennent familiers, où leurs gestes, leurs attitudes, leurs habitudes vous charment, vous repoussent ou vous attirent. ”
Gaston Boissier,
Revue des Deux Mondes
“ Par toi la terre est féconde, l’herbe verdit, les forêts poussent leurs feuilles, la fleur respire, l’arbre se couvre de fruits. C’est toi que louent la bête sauvage, les poissons, les grands troupeaux, les oiseaux de l’air, la race des vipères et les bêtes venimeuses qui sifflent en agitant leur langue à trois dards ”
Gustave Le Vavasseur,
Poésies complètes
“ L’animal suit la loi de ses instincts divers. Les printemps alternés succèdent aux hivers, La terre est tour à tour fécondée et fleurie Et le bon Dieu sourit aux fleurs de la prairie Qui regardent le ciel comme des yeux ouverts. ”
Lafcadio Hearn,
Au Japon spectral
(''In Ghostly Japan'')
“ J’ai remarqué que les animaux eux-mêmes, — les chevaux et les vaches, — deviennent méditatifs en présence de la mer, ils demeurent immobiles, à regarder et à écouter, comme si la vue et le bruit de cette immensité leur faisait oublier tout le reste du monde. ”
Maxime Du Camp,
Le Salon de 1865
“ L’on voit certains animaux farouches, des mâles et des femelles, répandus dans la campagne, noirs, livides et tout brûlés du soleil, attachés à la terre, qu’ils fouillent et qu’ils remuent avec une opiniâtreté invincible. Ils ont comme une voix articulée, et quand ils se lèvent sur leurs pieds, ils montrent une face humaine. ”
J. Blandin, Catalogue des oiseaux observés dans le département de la Loire-Inférieure… (1864)
“ Ils surpassent même souvent ces derniers en patience et en connaissance des lieux habités par les oiseaux qu'on désire. Qu'on choisisse les plus capables dans les localités de nature différente, dans les pays de collines, dans les vallées, dans les plaines, sur la lisière ou dans l'intérieur des forêts, sur les bords des marais, des brières, de notre lac, de nos rivières et sur les côtes de l'Océan. ”
Eugène Caustier, L'homme et les animaux (2e édition… (1902)
“ Les animaux ne sont pas répartis uniformément à la surface du globe. Le climat et la nature du sol ont en effet une influence considérable sur cette distribution des animaux. Aussi.chaque région de la terre a son paysage particulier caractérisé par l'ensemble des animaux ou faune, et par l'ensemble des végétaux ou flore. De même, chaque région marine, suivant qu'elle est chaude ou froide, superficielle ou profonde, rapprochée ou éloignée des rivages, a des animaux et des végétaux, une faune et une flore qui lui sont propres. ”
Atlas général de géographie (1885)
“ Les régions froides du Nord offrent surtout des forêts, où croissent les arbres résineux, pins et sapins; les régions moyennes, des céréales ; celles du Sud, des fruits. 21. ANIMAUX. La faune de l'Europe, c'est-àdire l'ensemble de ses animaux, comprend un grand nombre d'animaux domestiques (chevaux, bœufs, moutons, etc.) et peu d'animaux sauvages nuisibles (l'ours, le loup, le renard, l'aigle, etc.) ”
Fernand Priem, La terre. , La terre, les mers et les continents… (1893)
“ Dans les pages précédentes nous avons passé en revue les divers types animaux qui habitent les continents ou les rivages. Il nous faut maintenant étudier ceux qui ne s'approchent jamais de la terre et qu'on trouve seulement au large. Ces formes animales constituent la faune pélagique ou de haute mer. ”
Léon Pamphile LeMay, Fêtes et corvées
“ Les petits oiseaux sont jaloux de ces chants nouveaux qui s’élèvent du sein de la prairie : ils protestent de leur plus douce voix ; et les bêtes à cornes, surprises ou émerveillées, regardent de loin avec leurs grands yeux pensifs. ”
Alphonse de Lamartine,
Jocelyn
“ Vols d’insectes dorés et bourdonnements d’ailes, De leurs prismes flottants semant les étincelles, Fleurs partout sous mes pas et parfums dans les airs : Voilà ce que le ciel a fait pour ces déserts. ”
Louis Énault,
L'Inde pittoresque, par Louis Enault…
(1861)
“ La faune suit la même progression régulière que la flore de la montagne. — Si nous trouvons à ses pieds le tigre et l'éléphant, sur ses flancs, nous ne rencontrons plus que l'âne, le sanglier et le chat sauvage ”
Émile Gebhart,
Revue des Deux Mondes
“ La Grèce, Rome, la Provence, l’Asie, la Bible, l’islamisme, l’Empire, la croisade, les légendes chrétiennes, la Table-Ronde, les bêtes qui parlent, se pressent en un joli désordre, comme les fleurs d’une prairie. ”
Johann Wolfgang von Goethe,
Œuvres de Goethe
“ Autour de lui,, comme autour d’un habitant du paradis, jouent d’innocentes créatures, l’agneau dans la prairie, le chevreuil dans la forêt ; en même temps se rassemble tout le chœur des oiseaux, et la vie du jour s’annonce avec mille accents divers. ”
Charles de Bordeu,
La Terre de Béarn...
(1922)
“ Souvent , le soir , quand se fait confus le troupeau des formes de la terre et que se mêlent dans le crépuscule les dos montueux des bois , vus des collines , j' ai songé en regardant ces restes de toison à la forêt continue d' alors , dont se couvrait ma terre natale , à ses sentiers de sangliers , ses porchers et bouviers sauvages qui sonnaient , pour rappeler les troupeaux , dans une corne de bœuf , l' arc au dos et l' épieu au poing pour houlette , vêtus et casqués de peaux de loup ... ”
“ Pendant plusieurs jours, je rôdai à travers un pays sylvestre, rarement entrecoupé de quelque clairière — pays d’ombre, aux nuits humides, pays de bêtes fauves et de reptiles, pays de mystère meurtrier où l’on ne savait si c’était la lumière ou les ténèbres qu’il fallait redouter davantage. ”
Charles de Bordeu,
La Terre de Béarn...
(1922)
“ Les bêtes des sillons et des halliers nourrissaient de maraude leurs petits , blottis dans les terriers et les gîtes , ou les cachaient repus dans la forêt des herbages ... Et les oiseaux bâtissaient leurs nids ou couvaient , dociles au printemps qui se pressait vers l' été ... Les spectacles et les enfantements de la terre se traduisent en comparaisons humaines ... ”
Hortense Allart de Thérase,
La Femme et la démocratie de nos temps
“ Au fond des déserts, au sommet des montagnes, au sein des ondes, les animaux suivent la même diversité : leur roi toujours s’élancera superbe du fond de ses cavernes ; les habitans des airs se plairont sous l’ombrage frais des bois ou sur le pic ensanglanté par leur proie, et les flots amers de l’océan sans bornes feront périr les débiles habitans des eaux douces. ”
P.- Ch. Joubert, L'univers avant les hommes : l'homme fossile… (1861)
“ Alors ils y creusent un terrier dont l'entrée est submergée, et, au sommet de ce tas de matériaux assemblés sans forme et sans ordre, ils élargissent le boyau du terrier, de manière à lui donner la forme d'un four; c'est là qu'ils passent l'hiver. ”
Victor Hugo,
La Légende des siècles
“ La forêt grondante est prise Au piége humain. Le tigre au Jardin des plantes Passe ses pattes tremblantes Par les barreaux ; Toute bête est terrassée Par l'amour et la pensée, Ces deux héros. Tous deux ont le diadème. ”
Octave Béliard,
Les Petits Hommes de la pinède
“ La lande infinie avait des frissons dans son pelage neuf chaque jour plus dense et d’un vert plus profond, qui vers l’horizon tournait au bleu et ou des millions de fleurs mettaient des traînées d’écumes lactescentes et des reflets d’or. ”
Alfred Driou, Les cieux, la terre, les eaux et les secrets de l'univers… (1880)
“ Les animaux sauvages rentrent dans leurs terriers, les bêtes de somme frissonnent haletantes, et les mille voix diverses de la forêt cessent de se faire entendre, comme pour rendre plus solennelles les formidables harmonies de la tempête. ”
Alphonse de Lamartine,
Cours familier de Littérature - Volume 16
“ Car, ou dans le tronc, ou dans le rameau, l'oiseau vient s'abriter et construire son nid, et la bête féroce choisit sa tanière; la nature les guide et leur offre les eaux pures, douces, rafraîchissantes, le pré, la colline, la montagne ”
Charles Martins, Un Naturaliste philosophe. — Lamarck…
“ Comparez encore la faune terrestre des contrées arctiques, réduite à quelques animaux de couleur terne, survivans de l’époque glaciaire, et à des oiseaux voyageurs réfugiés temporairement dans ces régions reculées, avec la faune nombreuse, variée, multicolore, qui remplit en tout temps la forêt tropicale. Vers le pôle, la vie s’éteint ”
Adolphe Thiers,
De la propriété
(1848)
“ Voyez les cerfs, les daims, les chamois paissant tranquillement dans les belles clairières de nos forêts européennes, ou bien sur les plateaux verdoyants des Alpes et des Pyrénées : qu'un souffle d'air porte à leurs sens si fins un son qui les avertisse, ils donnent de la voix ou du pied un signe d'émotion, qui à l'instant se communique à la troupe, et ils fuient en commun, car leur défense est dans la merveilleuse légèreté de leurs jambes. ”
Auguste Robin, Première année d'histoire naturelle… (1907)
“ Cet animal, qui habite toute la zone tempérée d'Europe et d'Asie, est nocturne ; il passe sa journée dans son terrier, qui comporte plusieurs galeries avec une chambre propre et confortable dans laquelle la femelle soigne ses petits. ”
Victor Hugo,
Œuvres complètes de Victor Hugo…
“ Ils traversèrent ainsi des collines et des forêts semées de rares bourgades, suivirent des routes sinueuses où l’on voyait plus de traces de bêtes fauves que de pas d’hommes, côtoyèrent des lagunes, franchirent des torrents, des ravins, des marais. ”
