Neel Doff,
Jours de famine et de détresse
(1911)
“ Dirk prit Baâtje de dessous son habit, et lui montra ce congénère merveilleux : — Tu vois, Baâtje, c’est un chat ; mais il est trois fois comme toi, et puis tout autre. Toi, tu aurais dévoré la grosse mouche ; lui l’a seulement tuée. Il garde sa faim pour les têtes de harengs saurs, dont on le bourre sans doute : pour sûr que, sans cela, il l’aurait bouffée ! Toi et moi, nous n’attendons jamais pour escamoter ce qui est devant nous. Sa peau, Baâtje, sa queue, et ses yeux comme deux billes d’or, ne ressemblent pas aux tiens : il est tout autre, tout autre, tu vois. ”

