Neel Doff

Élements biographiques

Portrait de Neel Doff Neel Doff,  Jours de famine et de détresse (1911)

“ Dirk prit Baâtje de dessous son habit, et lui montra ce congénère merveilleux :
— Tu vois, Baâtje, c’est un chat ; mais il est trois fois comme toi, et puis tout autre. Toi, tu aurais dévoré la grosse mouche ; lui l’a seulement tuée. Il garde sa faim pour les têtes de harengs saurs, dont on le bourre sans doute : pour sûr que, sans cela, il l’aurait bouffée ! Toi et moi, nous n’attendons jamais pour escamoter ce qui est devant nous. Sa peau, Baâtje, sa queue, et ses yeux comme deux billes d’or, ne ressemblent pas aux tiens : il est tout autre, tout autre, tu vois.
”
Source : Wikisource

Portrait de Neel Doff Neel Doff,  Angelinette (1923)

“ J’assieds Fineke sur ma jambe droite : sa figure s’épanouit de bonheur. Mileke me regarde, je le mets sur l’autre jambe. Je les entoure de mes bras, et Fineke commence à gazouiller dans son patois, et toute son exquise âme passe dans ses yeux, dans sa bouche ; elle est d’une beauté charmante et fine.
— Je suis grande, je n’ai pas crié quand madame m’a lavée. Remi hurle comme un petit cochon : moi pas, moi pas.
Et elle nargue Remi, debout devant nous, le cou et les oreilles envahis de croûtes, la tête entre les épaules « parce que ça lui tire ».
”
Source : Gutenberg

Portrait de Neel Doff Neel Doff,  Keetje

“ Bientôt l’on donna deux coups sur la grosse caisse, et la musique joua la Marseillaise : toute la foule entonna ce chant. J’en avais déjà entendu des bribes, je n’en connaissais pas les paroles ; mais ma gorge se serra, je me mis à fredonner et à taper des pieds en mesure, et tout d’un coup j’emboîtai le pas. Mon ami me tire par le bras, je me dégage d’une secousse ; je prends le bras d’un ouvrier et, chantant la Marseillaise sans paroles, mais comme soulevée de terre, je suis la foule.
Eitel marchait à côté de moi, sans me donner le bras, pâle, le chapeau dans les yeux et le col relevé.
”
Source : Gutenberg

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