Neel Doff,
Jours de famine et de détresse
(1911)
“ J’étais Fleur-de-Marie, et quand Rodolphe me reconnaissait comme sa fille, je ne faisais que changer de robe pour être une princesse, en avoir les épaules, les mains blanches et le langage. J’aurais grasseyé : les riches grasseyent. Ce n’est pas moi qui aurais embêté mon prince de père pour rentrer à l’impasse, comme Fleur-de-Marie pour retourner à la Cité : non, je l’aurais supplié qu’il en retirât les miens. Être princesse sans Klaasje et Keesje, m’en enlevait tout le goût. Mère et Mina y retourneraient certainement, les jours où elles mettraient des robes neuves. ”
