Octave Béliard,
Les Petits Hommes de la pinède
“ La mort, on ne sait pas ce que c’est, et peut-être ont-ils raison, ceux qui disent que les morts voient, sans yeux, le sillage de leurs actes, ombres impuissantes flottant à l’entour des tombes. J’étais mort, puisque je ne pouvais me débattre ni crier, puisque j’habitais l’énorme solitude où l’on n’agit plus, où l’on ne communique plus avec personne de vivant. Et je devais me plier à la dure loi d’assister, inerte, à l’horreur que Dofre avait prévue. La Pinède, libérée du mensonge divin, fermentait. Les Petits Hommes regardaient sans peur le Mur ridicule. ”

