Octave Béliard,
Les Petits Hommes de la pinède
“ Et c’est bien, cette nuit, le sommet d’un phare, au-dessus de la mer. Une mer aux vagues pourpres, à l’écume de diamants et d’escarboucles. La grande Pinède qui brûle a des tourbillons et des remous, des houles profondes et des embruns roux. Elle est admirable et terrifiante. La tempête la secoue et la tord en trombes spiralées qui se vrillent dans le ciel. L’œil humain n’a jamais vu cette splendeur, ce rouge océan qui va toucher l’horizon. Le ciel lui-même teint ses nuées aux couleurs d’un crépuscule impérial. Et elle chante, la Pinède ! ”
