Léon Pamphile LeMay, Fêtes et corvées
“ Il venait de voir la première mascarade. Le carnaval, parmi nous, en est à son dernier jour, puisqu’il naît véritablement et meurt avec les jours gras. Mais, comme tout ce qui va s’éteindre, il brille d’un éclat plus vif, et parait se réveiller avec une vigueur que l’on ne suppose qu’à la jeunesse. Le carême, voyez-vous, arrive pâle et décharné : on ferme les yeux pour ne pas le voir. Et pourtant notre carême à nous, quel bonhomme de carême en comparaison de celui de nos pères ! Mais pardon ! j’oublie que le carême n’est pas une fête populaire. ”
