Feu de Saint-Jean

Définition et enjeux

Philippe Berger,  Revue des Deux Mondes

“ Toute cette foule vit dans l’attente anxieuse du miracle du feu Saint-Jean, qui circule de main en main, se promène sur tous ces corps impatiens d’être purifiés, et se transmet ainsi sans s’éteindre, de proche en proche, jusqu’aux extrémités du monde slave. ”
Source : Wikisource

Ernest Gagnon,  Chansons populaires du Canada, 1880

“ Tombée aujourd’hui dans l’oubli, cette coutume subsistait encore au commencement de ce siècle dans certains pays de l’Europe (en Irlande, en France, en Espagne) de même qu’en Canada.
Les feux de la Saint-Jean paraissent remonter à une époque plus éloignée que l’établissement du christianisme ; ils peuvent être considérés comme un reste de l’ancienne superstition et de la vénération que les Celtes avaient pour le feu, qui purifie tout, qui échauffe et consume tout. Les païens l’adoraient comme la source première de la vie et du mouvement de l’univers, le symbole visible de la divinité.
”
Source : Wikisource

Louis Saglier,  Vie de saint Jean-de-Dieu, avec l'histoire sommaire de la fondation et du développement de son ordre (1877)

“ Dans le cours de ses quêtes, comme il était déjà fort attardé et qu'il faisait nuit, Jean rencontra, étendu sur une place, un pauvre d'une taille démesurée et singulièrement bâti. Ses bras et ses jambes dépassaient les proportions ordinaires, et son crâne tout pelé était rouge comme du feu; on l'eût pris pour un monstre. Mais, monstre ou non, il avait l'aspect d'un mendiant ; c'est pourquoi rien en lui ne pouvait effrayer Jean, ni faire obstacle à sa pitié. Il
s'adresse donc à ce misérable et lui demande s'il veut l'accompagner à son hôpital.
”
Source : Gallica

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