Résumé

Portrait de George Sand George Sand Rose et Blanche/Tome II

Dès ce jour, j’abandonnai le luxe, les amis, les plaisirs qui épuisent, les médecins qui tuent : je voulus être l’homme de la solitude et de ma volonté. Propriétaire d’une immense étendue de pays, j’embrassai une vie de misère, de fatigue et de privation ; j’y trouvai la santé, le calme, et j’ose dire le bonheur. J’ai vécu ainsi cinquante-cinq ans qui sont derrière moi comme un seul jour pur et beau.
— J’avais entendu raconter votre histoire à peu près comme vous venez de me la dire, répondit Horace. Mais j’attendais un cours de philosophie.
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Portrait de George Sand George Sand Rose et Blanche/Tome II

Je ne veux rien... absolument... que me reposer un peu ici, si vous le permettez.
— Oh ! nous sommes faites pour assister les personnes souffrantes, dit la novice émue, rouge comme une cerise ; son cœur battait avec violence, elle ne pouvait s’en aller ni rester : le regard de son malade la tenait palpitante et immobile comme la perdrix sous le magnétisme du chien de chasse : Laorens la dévorait.
Corrège, Albane, Guerchin, Schidone, Giorgion ! pensa-t-il, vous êtes tous des misérables !
— Sœur Blanche ! dit une grosse voix qui partait de l’intérieur de l’hospice.
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Portrait de George Sand George Sand Rose et Blanche/Tome II

Il y a dans l’accent du cœur, une force de vérité à laquelle rien ne résiste. Les masses se laissent entraîner par un mouvement de chaleur enthousiaste ; un homme, à moins d’être corrompu au point d’avoir perdu toute sympathie d’honneur, ne sait pas se défendre d’un appel fait à son cœur par une femme. Il regarda Rose, ses joues étaient animées, son regard brillait de ce feu sacré, que le vice imite, mais qu’il ne sait pas rendre pénétrant comme une âme sincère. — Diable m’emporte, si elle ne dit pas vrai, pensa Laorens
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