Résumé

Portrait de George Sand George Sand,  Rose et Blanche/Tome I

“ Lui, sobre et puissant, parmi ces êtres hébétés, il avait accaparé toute l’énergie qu’ils avaient perdue : il avait son ivresse aussi, mais morale, dévorante, nerveuse. En saisissant Rose dans ses bras contractés, il oublia son scepticisme, l’amertume de son cœur, les douleurs de sa vie, et les tortures d’un souvenir atroce... Il ne sentit plus contre sa poitrine qu’un corps de jeune fille, fluet, élastique, et qui se laissait emporter.
Il la déposa sur le sofa ; et pour attiser ses voluptés égoïstes, il approcha les flambeaux ; il voulut couvrir de lumière et de honte ce visage de femme.
”
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Portrait de George Sand George Sand,  Rose et Blanche/Tome I

“ Voyons, Rose, ma chère amie, sois raisonnable ; il est temps de faire quelque chose pour ta mère, de lui prouver que tu n’es pas une ingrate, une fille sans cœur. J’ai pris soin de toi comme de la prunelle de mes yeux ; tout ce que j’ai gagné, je l’ai dépensé à ton entretien, à te donner un état, une position dans la société. Combien y a-t-il de mères qui abandonnent leurs enfans ? Crois-tu que dans notre profession d’artiste, ce ne soit pas une chose difficile et embarrassante, que de traîner partout un marmot sur ses bras, tandis qu’il y a des hôpitaux partout ! ”
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Portrait de George Sand George Sand,  Rose et Blanche/Tome I

“ « — Hélas ! monsieur, j’aurai beau m’en défendre, il faudra bien céder à ma destinée. On le veut absolument, et je n’ai pas d’autre moyen d’existence... À moins de quitter ma mère ; et, quoi qu’elle soit bien coupable, je n’ai qu’elle au monde à aimer, je ne peux pas me décider à la haïr. Eh bien ! je lui laisse mon corps ; je garde mon âme. »
Cazalès resta quelques instans plongé dans une méditation profonde ; je ne sais quelle pensée traversait son cerveau, mais ce n’était plus le même homme.
”
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