George Sand,
Rose et Blanche/Tome I
“ Lui, sobre et puissant, parmi ces êtres hébétés, il avait accaparé toute l’énergie qu’ils avaient perdue : il avait son ivresse aussi, mais morale, dévorante, nerveuse. En saisissant Rose dans ses bras contractés, il oublia son scepticisme, l’amertume de son cœur, les douleurs de sa vie, et les tortures d’un souvenir atroce... Il ne sentit plus contre sa poitrine qu’un corps de jeune fille, fluet, élastique, et qui se laissait emporter. Il la déposa sur le sofa ; et pour attiser ses voluptés égoïstes, il approcha les flambeaux ; il voulut couvrir de lumière et de honte ce visage de femme. ”
