Résumé

J. Sand Rose et Blanche ou la comédienne et la religieuse

Calme-toi ; dans ton délire, tu prononces sans cesse le nom d’Horace ; tu l’appelles, tu maudis ta mère... Rose, calme-toi, ne te trahis pas !...
— Enfant ! répondit Rose, lorsqu’on est si près de les quitter, qu’importe le nom qu’on a porté et l’habit dont on s’est couvert ? Qu’importe à celui qui dort pour toujours le scandale qui vient s’asseoir à son chevet ? C’est Rose Primerose, ajouta-t-elle avec tendresse, c’est la petite actrice de Tarbes, que tu as aimée ; Rose de Beaumont a trop souffert : enfant, ne m’en parle plus, je ne la connais pas.
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J. Sand Rose et Blanche ou la comédienne et la religieuse

Au bout de trois mois, Rose paraissait accoutumée au couvent, et ne songeait plus à un autre bonheur que celui d’être aimée de deux ou trois personnes que son cœur y avait choisies.
La première était sœur Blanche, douce et angélique créature, d’une beauté céleste, d’un caractère humble et craintif, d’un cœur pur et affectueux ; la seconde était mademoiselle Adèle, dont l’intérieur rigide cachait une âme forte et chaleureuse ; la troisième était la supérieure, dont la bonté vraie et constante commandait la vénération. Parmi ses compagnes, Rose n’en trouva pas une seule à qui elle osât se fier
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J. Sand Rose et Blanche ou la comédienne et la religieuse

Horace courba sous le joug de sa bonne sœur, et la laissa maîtresse de son sort.
D’ailleurs il n’était pas éloigné du mariage, depuis long-temps il y songeait. Car il aimait maintenant la vie intérieure, la vie de famille que sa sœur avait le grand art d’embellir. Il était de ces hommes pour qui un engagement éternel n’a rien de terrible, parce qu’ils ont la force de le tenir. L’amour que Rose lui avait inspiré était venu se jeter à la traverse de cet avenir paisible qu’il s’était promis. En vain, il s’était flatté d’y associer Rose.
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