Résumé

Portrait de Maximin Deloche Maximin Deloche La procession dite "de la Lunade" et les feux de la Saint-Jean à Tulle… (1890)

LA PROCESSION DE LA LUNADE AVAIT LIEU ET LES FEUX DE LA SAINT-JEAN ÉTAIENT ALLUMÉS À CE MOMENT.
« Dans la doctrine druidique, nous dit M. d'Arbois de Jubainville, la mort précède la vie, la mort engendre la vie; et comme la mort est identique à la nuit, et la vie identique au jour, la nuit précède et engendre le jour. De même, dans le monde divin des Irlandais, les Fomôré, dieux de la nuit et de la mort, sont chronologiquement antérieurs aux Tuâtha de Danann, dieux du jour et de la vie1. »
Source : Gallica

Portrait de Maximin Deloche Maximin Deloche La procession dite "de la Lunade" et les feux de la Saint-Jean à Tulle… (1890)

Les feux de la Saint-Jean, qu'on allume le 23 juin au soir, en certaines provinces, sur les places, dans les carrefours et les rues des petites villes, des bourgades, ou même dans les champs, ont donc été de tout temps, comme ils sont de nos jours, une pratique purement laïque, éminemment, exclusivement populaire. Et cela nous montre bien qu'elle procède d'une antique coutume, indépendante du culte chrétien et antérieure à l'établissement du christianisme en Gaule.
Source : Gallica

Portrait de Maximin Deloche Maximin Deloche La procession dite "de la Lunade" et les feux de la Saint-Jean à Tulle… (1890)

C'est d'abord , parce que, chez les Gaulois, la lune était l'objet d'un culte fervent1, et qu'elle était même par eux adorée à l'égal du soleil2. Saint Éloi les réunit dans une même prohibition, qui nous fait voir qu'ils étaient réunis dans un culte commun : « Que nul, dit-il dans un passage déjà cité de ses homélies, n'appelle seigneurs (c'est-à-dire dieux) le soleil ou la lune, et ne jure par eux. « Nullus dominos solem aut lunam vocet, neque per eos juret 3. » En commençant la procession au lever de la lune, on préludait, par l'adoration de la déesse, à l'adoration du dieu Soleil.
Source : Gallica

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