Philippe Berger, Notes de voyage : de Paris à Alexandrie… (1895)
“ Peu à peu, la montagne se déplace et vient se ranger à l'est. De grandes raies de vapeurs blanches la coupent à la base, se déchirent sur les rochers qui paraissent s'en détacher à mesure que nous nous en rapprochons. Le soleil se lève derrière la montagne noire, dore au-dessous de lui les nuages qui s'enfuient à gauche et à droite dans l'ombre, et se reflète dans l'azur de la mer. De l'autre côté, devant l'île de Chio qui s'éclaire, les îles sont vertes avec un phare blanc. On voit encore à l'arrière quelques rares reflets de la lune, pâles sur le sillage du bateau. ”
