Résumé

Le carnaval : histoire des bals de l'opéra… (1835)

C'est bien le cas, ou jamais, de se permettre une bonne petite médisance, la médisance, cette chose qui ne fait de mal à personne, et qui amuse tant d'honnêtes gens quand elle est faite avec esprit. Nous pouvons dire que le bal masqué de l'Opéra sera le centre de nos observations ; c'est la, en effet, que s'écrira la plus grande partie de notre histoire, c'est de là que nous partirons chaque soir pour étudier toute la fête parisienne; le bal masqué de l'Opéra n'est-il pas, je vous prie, la plus ancienne et la plus brillante demeure du carnaval?
Source : Gallica

Le carnaval : histoire des bals de l'opéra… (1835)

Surtout il est un bel endroit de bals masqués et de fêtes joyeuses que nous ne perdrons pas de vue un seul instant, cette belle fête perpétuelle, c'est l'Opéra; toujours chant ou danse, luxe ou fête, voilà l'Opéra, il est à la tête des vices innocens de la nation.
L'Opéra est le centre de tout plaisir humain.
Il a donné lui aussi le signal des fêtes, et le carnaval lui est venu en aide, comme il est venu en aide au carnaval. L'Opéra est l'orgueil de la révolution de juillet , qui se croyait capable de tout, de bouleverser l'Europe et non pas d'avoir un Opéra.
Source : Gallica

Le carnaval : histoire des bals de l'opéra… (1835)

En même temps, partout dans Paris, vont s'ouvrir aux sons d'orchestres choisis, tant de lieux consacrés à la danse. Élysées de tout genre, jardins à tous étages. Colysées, Tivoli, et des bals à tous les théâtres! Adieu les crimes de l'Ambigu, adieu les assassinats de la Gaîté, adieu le poison des Borgia à la porte Saint-Martin ; crimes, prison, fureurs, incendies, tout le drame moderne se remplace par une autre passion, le bal.
Source : Gallica

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