Résumé

Physiologie de l'Opéra, du Carnaval… (1842)

Quel bal masqué perpétuel ! – Oh ! les vilains masques !
Bah ! – J' aime mieux autre chose .
Paris est en carnaval : les boutiques sont closes ; à peine en est -il quelques-unes qui conservent un œil ouvert sur la rue , comme pour tenir une espèce de juste milieu entre leur intérêt et leur divertissement . Les rues s' emplissent de flâneurs , se bariolent de masques aux divers costumes , se
sillonnent de voitures ; on se cherche , on s' appelle , on s' accueille au milieu des chants , des
rires , et des joyeux propos .
Source : Gallica

Physiologie de l'Opéra, du Carnaval… (1842)

UN nom bien cher au carnaval était , il y a quatre ou cinq ans , dans toutes les bouches
bouches celui de lord S . Le joyeux viveur était de tous les écots ; on le voyait partout . Comme Protée aux mille formes , il changeait d' allure avec une rapidité tenant du prodige . Dans une même nuit , il parcourait tous les bals : on le croyait à l' Opéra , il était aux Variétés ;
on le cherchait aux Variétés , il était à la Courtille ,
car l' infatigable prophète ne dédaignait pas les joies des petits et des humbles .
Source : Gallica

Physiologie de l'Opéra, du Carnaval… (1842)

Le grand-prêtre , l' archet à la main , marche d' un pied ferme , suivi de ses instruments nombreux . Sur ses pas se pressent les quadrilles épais de débardeurs animés à la danse . On aperçoit l' Opéra : l' heure est venue , le signal est donné ! Les instruments résonnent de toutes parts , la foule des combattants se rue sur les portes , qui , fières d' imiter les murailles de Jéricho , tombent d' elles-mêmes aux sons des cornets à pistons et des clarinettes . O jour de gloire ! les sectateurs de l' Intrigue fuient dispersés ; – ces gens assurément n' aiment pas la musique !
Source : Gallica

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