Charles Marchal

Résumé

Charles Marchal Physiologie du chicard (1842)

Pierrot-Chicard, — tu as dansé sur des oeufs et tu ne les a pas cassés.
C'est fort édifiant !
Mais à côté de ce dernier, il est un Chicard que nous ne devons pas oublier, — un Chicard qui assume une grande responsabilité civile et militaire, — un Chicard qui fait des passions, qui sème autour de lui comme des diamants à facettes brillantes, des encouragements, des sarcasmes, et des mots de joie, de plaisir, d'amour, de bonheur, de promesse.
C'est un homme immense qui jette au vent sa verve; mais plein de génie, digne de son costume
Source : Gallica

Charles Marchal Physiologie du chicard (1842)

Au bal, le Chicard brille, il est roi, entouré, fêté, prôné, porté en triomphe, — même quand il est en pékin.
Voyez comme il est éblouissant, chique, Kosnoff !
On l'aime et on l'admire, — on le prône, on recueille ses bons et même ses mauvais mots. — Quand il a quelque imagination il est drôle, malgré qu'il déteste les calembourgs.
Lé Chicard prend volontiers pour femelle une débardeuse ; — cette débardeuse se compose d'une fille de joie, d'un rat d'Opéra ou d'une grisette
Source : Gallica

Charles Marchal Physiologie du chicard (1842)

D'abord leur costume négligé, pour ne pas dire dégradé, a quelque rapport de mode avec celui de ce type mal vêtu et grandiose.
Ensuite l'étudiant et le rapin ont sa conduite artistique, décoletée, fière toutefois.
Enfin le Chicard c'est la réunion de belles et sales choses, — c'est un air distingué et des gestes polis, mais libres ; c'est une botte trouée et un soulier luisant, — c'est un gant propre et une manche retroussée, — c'est la misère et l'élégance ; le luxe et la dégradation,
la richesse et la folie, l'esprit et la trivialité.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature