Résumé

Paris chez Musard (1857)

“ L'hiver, une toiture s'élevait, et un plancher, propice aux danseurs, pliait sous leurs pas pressés. Toujours le même orchestre, le même entrain! toujours Musard!
C'est à l'Opéra qu'il règne, qu'il gouverne!. Mille sujets dociles et obéissants s'agitent, enlevés de terre par son harmonieuse baguette. Les jarrets sont d'acier, les têtes tournoient. Sous la main du maître, Cet océan humain a son flux, et son reflux réguliers, permanents. Il est l'âme de tous ces personnages que le spirituel crayon
”
Source : Gallica

Paris chez Musard (1857)

“ Le carnaval à Paris, c'était Musard ! La fougue a remplacé, dans la musique, la grâce et la finesse. Tout est enlevé comme par un mouvement mécanique, mais d'une étourdissante rapidité. Les flots se heurtent, se croisent, se confondent comme dans un tourbillon, se brisent tout d'un coup, pour reprendre bientôt leur élan précipité. Jusqu'à six heures du matin, la tourmente régnait; mais le quos ego. de Musard rendait la tourmente harmonieuse. ”
Source : Gallica

Paris chez Musard (1857)

“ La musique légère alternant avec la musique sérieuse, il y a deux impulsions en sens contraire qu'il faut imprimer successivement pendant plusieurs heures, et cet effort exige du chef d'orchestre une tension souvent pénible, toujours méritoire. Il faut véritablement payer de sa personne, et s'assouplir pour communiquer aux exécutants la vivacité ou la retenue convenables, pour les plier aux tons les plus divers. De plus, un chef d'orchestre n'est pas un automate monté pour faire exécuter à une baguette des signes ”
Source : Gallica

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