Jean Féron

Jean Féron

Résumé

Portrait de Jean Féron Jean Féron La femme d’or

Et il n’avait qu’un signe à faire... il n’avait qu’un mot à dire un murmure à balbutier et de suite il verrait apparaître la fée... sa fée bienfaisante !
Alban Ruel se sentait maintenant mourir de joie !
Mais de même qu’il n’était mort ni d’horreur ni d’épouvante, de même Alban n’allait pas mourir cette fois encore ! Ne serait-ce pas stupide de mourir, quand un soleil nouveau se lève ?
Non, non, Alban allait vivre encore... mais non plus vivre dans ce beau rêve d’amour qu’il se plaisait à faire durer ! Tous les rêves ont leur réveil, hélas !
Source : Wikisource

Portrait de Jean Féron Jean Féron La femme d’or

Oh ! ces maudites machines ! grinça-t-il.
Finalement il s’enrageait.
Quoi tenter dans cette noirceur ?
Il se décida d’appeler... verrait bien ensuite !
Et il jeta un cri... mais un cri de désespoir dont il eut peur lui-même ! Si peur qu’il tomba... et il tomba sur la couchette ou le divan qu’il venait de quitter. Sans le savoir il y était revenu !
Mais à son cri le bruit des machines s’était tu. Un lourd silence plana pour une minute.
Puis soudain, une lumière brilla, et Alban Ruel se vit dans un joli boudoir tendu de bleu azur.
Source : Wikisource

Portrait de Jean Féron Jean Féron La femme d’or

Il demeura frémissant tant sous la peur qui le gagnait que sous l’ardeur de l’amour qui le brûlait encore.
Il était là, près de la table, debout, prêtant l’oreille comprimant les battements de son cœur n’osant bouger et redoutant sans cesse de recevoir un nouveau projectile à la tête.
Pendant dix minutes il demeura ainsi. Puis, comme le même silence lugubre continuait de régner et que la peur ne cessait de pénétrer plus avant dans ses moelles, il décida de s’en aller. Mais ce n’était pas de dire : « Je m’en vais... bonsoir ! » Il fallait bien trouver une porte pour sortir.
Source : Wikisource

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature