Résumé

Anonyme Teleny ou le revers de la médaille

Cette charge est-elle si nécessaire au bonheur d’un homme ? »
« Mon amour pourrait vous excéder. »
« René, ne parlez pas ainsi ! Pourrais-je vivre sans vous ? »
Il sourit avec incrédulité.
« Quoi ! vous doutez de mon amour ? »
« Puis-je douter que les étoiles soient de feu ? mais », poursuivit-il, lentement, en me regardant, « doutez-vous du mien ? »
Il me sembla qu’il était devenu pâle en me posant cette question.
« Non. M’avez-vous jamais donné la moindre raison d’en douter ? »
« Et si j’étais infidèle ? »
« Teleny », dis-je en me sentant défaillir, « vous avez un autre amant. »
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Anonyme Teleny ou le revers de la médaille

Je vis une lumière plus forte que celle de la lampe de chevet, puis une main se posa sur mon dos. J’entendis mon nom prononcé à haute voix.
Imaginez ma honte, ma confusion, mon horreur. C’était ma mère, et j’étais au-dessus de ma sœur.
« Camille, qu’y a-t-il, es-tu malade ? » dit-elle.
Je me suis réveillé, tremblant de peur et de consternation, me demandant où j’étais, si j’avais profané ma sœur, ou ce qui s’était arrivé ?
Hélas, ce n’était que trop vrai, les dernières gouttes de ce fluide destructeur suintaient encore de moi. Ma mère se tenait à mon chevet, en chair et en os.
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Anonyme Teleny ou le revers de la médaille

J’avais été jaloux de la comtesse, je l’étais dix fois plus de Briancourt.
« S’il passe chaque nuit avec un nouveau compagnon de lit », me dis-je, « pourquoi m’a-t-il dit que son cœur aspirait au mien ? »
Et toujours au fond de mon âme, j’étais certain qu’il m’aimait, que tous ces autres amours étaient des caprices, que ses sentiments pour moi étaient quelque chose de plus que le plaisir des sens, qu’il s’agissait d’un véritable amour, d’un amour du cœur, d’un amour sincère.
Arrivés à la porte de la maison de Teleny, les deux jeunes gens s’arrêtent et commencent à parler.
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