Michèle Nicolaï

Résumé

Michèle Nicolaï Une jeune fille à la page (1938)

Je sens venir tout le bonheur qui est répandu en moi. Je le sens affluer vers cette petite pointe, tout est tiré de moi vers le bout de mes seins et sa main en bas me branle, touche et, sous la culotte, s’empare des petites lèvres. La tête commence à me tourner. Il s’arrête, lâche la pointe de mon sein...
— Je veux te voir, je veux voir comme tu es belle !
Il se lève, ma croupe enfonce dans le divan intime. Je commence à ressentir par là aussi cette inquiétude, ce désir, cette irrésistible envie que j’ai d’être caressée par là, que j’ai chaque fois que je m’assois sur un divan qui me plaît.
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Michèle Nicolaï Une jeune fille à la page (1938)

Je vois la main de papa qui serre un sein de Mado, qui fait semblant de le dévisser ou par dessus le manteau léger qui cherche avec l’index tendu la ligne qui sépare les deux fesses, le doigt qui descend la courbe comme pour l’enfoncer par surprise dans le petit trou interdit.
Mado rit aux éclats, excitée, toute consentante. Papa est charmant jeune, aussi jeune que ses fils. Il rit, il fait rire et de temps en temps sa voix devient grave, bouleversante.
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Michèle Nicolaï Une jeune fille à la page (1938)

Quand la broche est ouverte enfin, quand la main précieuse commence à descendre du cou qu’elle caresse jusqu’à la vallée entre les deux seins, où elle s’engage doucement, le plaisir a le temps de monter en moi.
Sa main va se poser sur le globe, je le sens, je le veux !...
Enfin elle y est, toute la paume, puis la petite pince du pouce et de l’index qui se saisit du mamelon, cette fois à même la chair. Ma petite pointe bande, bande, en exigeant plus maintenant, exigeant une bouche, des lèvres... et la bouche vient aussi.
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