Pierre l’Arétin

Pierre l’Arétin

Résumé

Portrait de Pierre l’Arétin Pierre l’Arétin La Puttana errante

MAGDELON. Je ne sais pas comme tu la trouves, mais elle me paroit assez agréable : sa taille est assez haute et bien prise, elle est d’une grande blancheur, son enbonpoint n’a rien d’incommode, son visage et ses mains marquent la fraîcheur d’une jeune fille ; elle a de beaux yeux vifs, qu’elle sait rendre languissans comme elle veut. As-tu vu sa gorge ? Ses tettons sont éloignés, ronds et toujours fermes ; elle est étroite de ceinture et large aux fesses, ses cuisses sont assez grosses, et sa peau est fort douce à toucher.
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Portrait de Pierre l’Arétin Pierre l’Arétin La Puttana errante

Après m’avoir ainsi fait plusieurs questions, comme elle vit que je ne dormois point, elle se mit à me caresser, elle me baisoit et me manioit mes tettons et mes cuisses, et me disoit toujours : Dis-le moi, mon enfant, et n’aie point de honte, tu sais que je t’aime. Certes elle me pressa tant, que je lui dis, et par gestes et par paroles, tout ce que j’avois vu le jour. Elle en rit et me dit : Ne sois pas surprise de ce que tu as vu, mon enfant ; c’est la coutume de ces jeunes drôles de se donner du plaisir l’un l’autre
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Portrait de Pierre l’Arétin Pierre l’Arétin La Puttana errante

Je me souviens encore qu’une fois il me fit coucher le ventre contre terre, et puis, montant sur mes fesses, il m’enconna. Une fois qu’il était couché à la renverse sur son dos, je m’assis sur son vit tout droit, ayant le visage tourné vers le sien, mes pieds sous ses épaules, qui me servoient d’étrier ; car j’étois à cheval ; il me faisait hausser et baisser comme il vouloit : je t’assure que ces différents jeux me plurent beaucoup. Il vouloit des fois que je lui tournasse le dos, tenant mes jambes entre les siennes.
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