Ernest Baroche

Ernest Baroche

Résumé

Portrait de Ernest Baroche Ernest Baroche L’École des biches

Caroline, qui par la vue et le toucher a éprouvé la première tout ce que l’imagination la plus ardente peut désirer, vient elle-même de terminer sa crise. Ayant mieux conservé sa raison que ses compagnons, elle voit de suite le danger que peut courir sa chère Marie, si elle reçoit sans précaution la chaude offrande de son vainqueur. S’arrachant aux étreintes amoureuses de sa compagne, qu’elle laisse glisser sur le coussin du fauteuil, elle s’attache aux flancs du bienheureux fouteur, et par un mouvement brusque et imprévu elle le déloge du gîte où il s’escrimait si bien.
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Portrait de Ernest Baroche Ernest Baroche L’École des biches

Quand je vous ai choisi de préférence à tout autre, vous saviez bien que ce n’était pas pour les avantages de votre personne ou de votre position, mais bien pour les qualités de votre cœur. Je voulais un ami, et non un amant, vous n’avez pas trompé mes espérances. Pourquoi donc voulez-vous changer l’indulgence de l’ami pour la jalousie de l’amant ? C’est risquer bien imprudemment votre bonheur. Les hommes, pour les besoins de la satiété, ont inventé le mariage, et, dans leur égoïsme, ils n’ont pas voulu admettre une soupape de sûreté.
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Portrait de Ernest Baroche Ernest Baroche L’École des biches

Pourquoi cela ? parce que tu as bien voulu permettre à un beau garçon de te mettre par derrière ce que ton amant te met chaque jour par devant ? Tu n’as pas à compter avec ta conscience ; tu ne fais tort à personne, pas même au comte, puisque tu n’as abandonné qu’une chose dont il ne se sert jamais. Tu ne dois compte qu’à toi-même de ton action : à quoi bon des scrupules ? Je ne sais pourquoi, ta curiosité éveillée, tu n’aurais pas satisfait ton envie de connaître ce plaisir nouveau qui t’était inconnu.
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