Jean-Pierre Vibert

Jean-Pierre Vibert

Résumé

Portrait de Jean-Pierre Vibert Jean-Pierre Vibert Essai sur les roses (1826-1830)

En effet, depuis les rameaux les plus grêles jusqu'au bois le plus vigoureux; depuis la fleur et la feuille du pompon jusqu'à celle de la variété dite à feuille de chou; depuis la rose dépourvue de pétales, jusqu'à celles dont le nombre s'oppose à l'épanouissement ; depuis le blanc le plus pur jusqu'au rose le plus foncé, elle parcourt tous les intermédiaires et offre toutes les nuances. C'est dans cette seule classe que se font remarquer ces monstruosités singulières, ces transitions subites dont l'imagination étonnée cherche en vain la cause ou la nécessité.
Source : Gallica

Portrait de Jean-Pierre Vibert Jean-Pierre Vibert Essai sur les roses (1824)

L'ÉTAT de la culture chez les anciens a dû, sans doute, suivre les différens degrés de la civilisation. Si, en effet, nous portons nos regards vers ces temps reculés, nous voyons l'homme, à peine sorti de l'ignorance et de la barbarie, entourer les temples de ses dieux de bois et de jardins, décorer leurs autels de fleurs et de fruits, en parer leurs idoles, et nous prouver, par l'exemple de tous les peuples et de tous les âges, que l'homme tend toujours à emprunter à la nature ses plus douces jouissances.
Source : Gallica

Portrait de Jean-Pierre Vibert Jean-Pierre Vibert Essai sur les roses (1824)

On sait d'avance jusqu'à quel point la main de l'homme peut, par l'art et la culture,
les étendre et les modifier. L'œil exercé ne s'y trompe pas : incertain sur un caractère, il peut établir son sentiment sur les autres, et jugeant sur la conformité du plus grand nombre , l'évidence devient toujours le résultat de ses observations. Pour les fleurs de beaucoup de roses, c'est tout autre chose : c'est là que la nature , libérale avec prodigalité, répand, change et modifie les nuances et les couleurs avec une rapidité étonnante.
Source : Gallica

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