Résumé

Erckmann-Chatrian Les vieux de la vieille : Justine et Lucien… (1881)

« Je voudrais bien savoir, disait Mme Richard, ce qu'ils vont faire au Petit-Saint-Jean, chez le colonel Thomas, qui les attire dans sa ferme. Ça lui est bien facile, à ce grand colonel, de crier : « Vive Reichstadt! » Il est garçon, il est riche. Il n'a pas besoin de sa croix et de sa pension pour vivre ! Pourvu qu'il ne dise pas maintenant à nos vieux fous que le temps est venu de marcher !
— Hé! n'ayez donc pas peur, répondit Frentzel; ils ne marcheront pas sans mot d'ordre ! Tant qu'ils n'auront pas de mot d'ordre, ils resteront tranquilles comme des carpes au fond d'un baquet.
Source : Gallica

Erckmann-Chatrian Les vieux de la vieille : Justine et Lucien… (1881)

Ces paroles naïves nous apprirent que Loïs n'avait pas dit à la grand'mère Sabine qu'elle allait chanter seule à l'avancée de la porte des Vosges, pour gagner leur pauvre existence, et cette délicatesse nous émut.
« C'est bien, dit M. le curé Miguel en me regardant, vous avez deviné juste, monsieur Chapuis; cette enfant mérite qu'on l'instruise, qu'on l'aide et qu'on lui donne de bons conseils. Nous y penserons. » Et s'adressant à Loïs toute confuse : « Ne voudrais-tu pas nous chanter un de tes airs, mon enfant, lui dit-il. Je serais heureux de t'entendre. »
Source : Gallica

Erckmann-Chatrian Les vieux de la vieille : Justine et Lucien… (1881)

Florentin, en prononçant ces paroles, était vraiment beau; on voyait que chaque mot lui sortait des entrailles, et qu'il aurait donné mille fois sa vie pour sauver le drapeau.
Mon père lui-même en était ému.
« Certainement, mon commandant, lui dit-il, que Lucien doit aller voir cette cérémonie, je le veux comme vous; et je veux aussi qu'il se souvienne jusqu'au dernier soupir des nobles paroles que vous venez de prononcer, car c'est la vérité : celui qui n'aime pas son drapeau n'aime pas sa patrie, ni sa famille, ni son propre honneur; c'est un lâche et un traître. »
Source : Gallica

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