Erckmann-Chatrian, Les vieux de la vieille : Justine et Lucien… (1881)
“ « Je voudrais bien savoir, disait Mme Richard, ce qu'ils vont faire au Petit-Saint-Jean, chez le colonel Thomas, qui les attire dans sa ferme. Ça lui est bien facile, à ce grand colonel, de crier : « Vive Reichstadt! » Il est garçon, il est riche. Il n'a pas besoin de sa croix et de sa pension pour vivre ! Pourvu qu'il ne dise pas maintenant à nos vieux fous que le temps est venu de marcher ! — Hé! n'ayez donc pas peur, répondit Frentzel; ils ne marcheront pas sans mot d'ordre ! Tant qu'ils n'auront pas de mot d'ordre, ils resteront tranquilles comme des carpes au fond d'un baquet. ”
