Résumé

Godefroy Cavaignac Dubois cardinal, ou Tout Chemin mène à Rome… (1831)

Lubbert recula d'un pas. « Non, dit-il, non : l'empereur a dépouillé la république ; ne nous l'avez-vous pas dit cent fois ? Son butin lui échappe : ce n'est pas moi qui ferai rien pour qu'il lui reste. Donner ma vie pour un maître ! elle vaut mieux que cela ; se dévouer pour un autre homme, quand il n'est ni notre égal ni notre ami, c'est le fait, non d'un homme, mais d'un chien, et je ne sais pas ce que c'est que cette fidélité canine dont les grands font une vertu à leur profit. Je ne servirai point, mon père, ajouta le jeune homme en appuyant sur ce mot; je ne servirai jamais personne. »
Source : Gallica

Godefroy Cavaignac Dubois cardinal, ou Tout Chemin mène à Rome… (1831)

Le pauvre Arnold, Lubbert, je ne sais ce qu'il est devenu »
«Me tuer! répondit le jeune homme; vous faire mourir!... me tuer tant qu'il y aura une goutte de leur sang à verser, à boire ! Me prenez-vous pour un lâche, capitaine , pour un fou ?... Vous faire mourir !... Non ! non ! réjouissez-vous , vieux soldat : vous allez revivre au contraire; car j'en vais autant égorger, croyez-moi, en un seul jour, que vous dans toute une guerre—Et s'ils ont des femmes avec eux, des enfans, je veux être damné si je ne vous les amène! »
Source : Gallica

Godefroy Cavaignac Dubois cardinal, ou Tout Chemin mène à Rome… (1831)

Reviendras-tu, Lubbert? O patrie! perdrais-je mes deux fils pour toi?.. Ai-je bien encore deux fils à perdre?
« A moi! à moi! » s'écria Lubbert en se précipitant dans la salle commune où la foule des habitans se pressait, mêlée aux paysans assemblés par le bruit du tocsin; « A moi, gens d'Alsace !.. Voulez-vous m'entendre ? Voulez-vous me suivre? »
On était là, ne sachant que faire... Chacun parlait... Toutes les bouches se turent, tous les regards se portèrent sur Lubbert... Les hommes ne sont jamais si attentifs que lorsqu'ils sont dans la peine...
Source : Gallica

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