Résumé

Portrait de Jean Féron Jean Féron Le Capitaine Aramèle

Car Aramèle, rien qu’à la façon dont il avait vu Spinnhead tenir son épée et la frotter contre la sienne, avait compris que cet homme, tout fanfaron qu’il se montrait, était un rude jouteur et qu’il n’avait aucunement volé sa renommée de duelliste. Il avait de suite reconnu la force de l’homme à la manière dont il serrait la poignée de sa rapière, c’est-à-dire que ses doigts y touchaient à peine, bien qu’ils parussent s’y presser avec force. Or, Aramèle savait qu’un homme qui tient ainsi une épée est un professionnel, et un professionnel qu’il n’est pas aisé de désarmer.
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Portrait de Jean Féron Jean Féron Le Capitaine Aramèle

L’orage n’allait-il pas éclater bientôt encore ? Peut-être ! Mais à mesure que demeurait le calme, Aramèle penchait à croire qu’il était plus fort que l’orage, et il redressait la tête avec défi, sa prunelle grise s’illuminait triomphalement.
Un jour, à Léon et à Thérèse il manifesta ainsi son triomphe :
— Hein ! mes enfants, n’avais-je pas raison de dire que nous ne sommes pas des vaincus ! Ah ! c’est qu’avec la France il faut compter toujours !
Tant qu’il ne sortait pas de son logis le capitaine finissait par croire que le pays était toujours français !
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Portrait de Jean Féron Jean Féron Le Capitaine Aramèle

Car il aimait toujours la bataille, ce brave Aramèle, il l’aimait sans la provoquer, et du moment qu’il se sentait dans son droit, du moment qu’il n’aurait pas à se reprocher une traîtresse offensive, il se sentait plus fort que vingt hommes, il eût résisté à cent hommes, et sa défensive était aussi mortelle à ses adversaires que la plus foudroyante offensive.
Or Aramèle, dès sa première parade à l’attaque soudaine des officiers, avait déjà fait une victime : la pointe de sa rapière avait troué la gorge d’un jeune lieutenant qui s’était trop tôt aventuré contre la terrible rapière.
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