Résumé

Pierre César Le forgeron de Thalheim

Je plains Robert, comme je plaindrais un frère. Teppen a une grande influence sur sa femme. C’est lui qui donnera un mari à Suzanne.
— Peut-être as-tu raison. N’importe ! À la place du tuilier, riche comme il est, je n’aurais pas cherché bien loin mon gendre. Il était trouvé ! Si Robert et Suzanne s’aiment, pourquoi les séparer ? On ne fonde pas de bons ménages en brisant ainsi ces premières affections. Je crains bien, si M. Stramm enlève la jeune fille, que Robert ne s’en console jamais. C’est une nature d’élite, qui souffre de ses désillusions et qui n’aimera qu’une fois dans sa vie.
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Pierre César Le forgeron de Thalheim

Mais je vous retarde, Robert. Bonne promenade !
— Au revoir, Suzanne !
— Au revoir !
Et ils se séparèrent.
— Chez Jean Schweizerl ! Il s’y rend bien souvent ! A cause de Georgette ! murmurait Suzanne, avec une douleur au cœur, en regagnant la maison où elle trouva Otto Stramm, toujours en conversation avec son père.
— Mon Dieu ! si elle est belle ! se disait le forgeron, en suivant, comme malgré lui, le sentier qui aboutissait à la Ravine où était la modeste demeure du bûcheron. Et pas orgueilleuse du tout ! Elle me parle comme si j’étais aussi riche qu’elle. Comme ses yeux sont bleus !
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Pierre César Le forgeron de Thalheim

Quand la première fois, il avait écouté son cœur, il n’avait pas songé à la fortune du tuilier. Qu’en aurait-il fait ? Il avait un bon état, quelques économies ; avec du courage, de la santé, son existence pouvait s’écouler tranquille, comme celle de ces fleurs qui, épanouies dans un vallon abrité, ne laissent tomber leurs pétales odorantes qu’au jour fixé pour leur mort.
— Oserais-je vous demander la suivante ? dit tout à coup une voix au milieu des rêves de Robert.
C’était Otto Stramm, qui s’était déjà débarrassé de Georgette en la reconduisant à son père.
La valse était finie.
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