Camille Mayran, Revue des Deux Mondes
“ « J’ai faim et soif de toi. Depuis que je t’ai vue à la moisson d’Iseghem, je n’ai plus eu un jour de repos ; tu ne peux pas comprendre le mal que c’est. Ça ne peut pas continuer, vois-tu, Gotton. Si seulement tu connaissais ce mal, tu saurais que ça ne peut pas continuer. » Non, Gotton ne savait pas, ne comprenait pas ; mais en plongeant son regard brillant et naïf dans les yeux de l’homme qui lui parlait ainsi, elle y voyait brûler une flamme chaude, palpitante, fascinante, qui l’étonnait et l’attirait comme autrefois les tisons pourprés des vieux vitraux mystérieux. ”
