Fédor Dostoïevski,
Le Rêve de l’oncle
“ C’est ce qui arrive à notre Mozgliakov. Désolé du malheur qu’il a provoqué, il se déteste, le remords le déchire, le dernier mot de Zina le laisse anéanti. Passer d’un extrême à l’autre est pour lui l’affaire d’un instant. — Je suis un âne, Zinaïda Aphanassievna ! Eh ! quoi, un âne ! Pis ! Mais je vous prouverai, Zinaïda Aphanassievna, que je puis redevenir un homme honorable !... Petit oncle, je vous ai trompé ! C’est moi, c’est moi qui vous ai trompé ! Vous ne rêviez pas, vous avez réellement demandé à Zinaïda Aphanassievna sa main ! Je vous ai trompé en vous disant que c’était un rêve... ”
