Fédor Dostoïevski,
Le Rêve de l’oncle
“ Il se rappelle juste en cet instant que Maria Alexandrovna est une femme très rusée ; que, malgré l’estime générale dont elle jouit, c’est une terrible commère qui ment à journée pleine ; qu’elle a pu avoir pour l’éloigner des raisons particulières ; qu’enfin, faire un tableau séduisant n’en gage à rien. Il pense à Zina, il revoit son regard d’adieu si peu compatible avec un fol amour. Il se souvient qu’une heure auparavant il a tout de même été traité de sot par elle. À ce souvenir, Pavel Alexandrovitch s’arrête tout à coup, comme cloué en place, et rougit jusqu’aux larmes. ”
